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Appel à communications – Colloque RRF : La dimension oubliée des années 1968 : mobilisations politiques et culturelles des minorités nationales en Amérique du Nord – dynamiques partagées, héritages communs ?

Colloque du Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne, du 1er au 3 juin 2018 – Université de Régina

 

La période allant de la fin des années 1960 au début des années 1980 est marquée par le militantisme intense et le changement culturel rapide. Tant la « nouvelle gauche » étudiante que la « deuxième vague » féministe ébranlent les certitudes des sociétés occidentales. Mais il est un aspect de ce mouvement de fond qui demeure mal compris: les revendications collectives des minorités nationales.

Comme l’explique Will Kymlicka (1995) une minorité nationale est une collectivité dont la présence sur un territoire précède l’existence de l’État. Pour ces minorités nationales, les années 68 donnent naissance à de nouveaux mouvements politiques, qui mènent des luttes censées, soit assurer davantage d’autonomie (sans nécessairement aller jusqu’à l’indépendance politique) pour les collectivités qu’ils représentent, soit promouvoir une meilleure intégration économique de celles-ci, soit encore mettre fin à la discrimination à leur endroit.

Le milieu universitaire n’est pas en reste, avec l’émergence d’un cadre de chercheurs qui se consacrent à l’étude de ces minorités nationales. C’est ainsi qu’au Canada, on voit se développer rapidement, mais en parallèle, tant les études acadiennes et franco-ontariennes que les études autochtones. Aux États-Unis, les revendications des Afro-Américains et des Chicanos contribuent à l’élan des études ethniques, et les recherches sur d’autres minorités nationales, dont les Cadiens,  connaissent aussi un essor.

Simultanément, l’on assiste aussi au renouvellement de la production artistique. Au sein de toutes ces collectivités, la littérature, la musique et le cinéma, entre autres, se transforment et deviennent des éléments clés du renouveau identitaire.

Par ailleurs, que l’on pense aux politiques publiques actuelles, à nos institutions postsecondaires, ou à la scène culturelle contemporaine, le riche héritage de cette période se fait sentir jusqu’à nos jours. En nous penchant aussi sur l’héritage des années 68 pour les minorités nationales nord-américaines, nous cherchons à en identifier les éléments qui furent mobilisés ultérieurement, ainsi que ceux qui furent abandonnés.

Pourtant, la vague nationale des années 68 n’a pas été étudiée en profondeur an Amérique du Nord. Nous n’apprécions pas suffisamment l’impact des tendances sociales, économiques, politiques et culturelles qui balayaient l’Occident dans les années 1970, sur les minorités nationales nord-américaines. Comment ces collectivités les ont-elles apprivoisées afin de les appliquer à leurs situations respectives? Par ailleurs, on a rarement comparé les expériences des minorités nationales, afin d’en identifier les convergences et les divergences. Les relations que ces collectivités auraient éventuellement tissées entre elles gagneraient aussi à être mieux connues.

Les réalités des minorités nationales américaines sont certes différentes les unes des autres, tout en ayant, à certains moments, des points de rencontre. Le présent colloque cherche précisément à « décloisonner » l’expérience des Franco-Canadiens (que ce soit des Acadiens, des Québécois, ou des Canadiens français hors Québec) afin d’inscrire leur évolution dans l’histoire du monde occidental contemporain. À cette fin, nous accueillons favorablement des propositions traitant de toute minorité nationale au Canada et aux États-Unis, ainsi que des études comparatives.<p\>

Voici certaines thématiques liées aux minorités nationales nord-américaines qui peuvent être abordées :

      • partis et mouvements politiques
      • luttes indépendantistes ou autonomistes
      • développement des structures de gouvernance
      • accès à l’éducation, langue d’enseignement et gestion scolaire
      • politiques linguistiques
      • construction identitaire
      • liens entre le mouvement national et autres mouvements sociaux (féminisme, marxisme-léninisme, environnementalisme, contreculture, etc.)
      • tendances artistiques : littéraires, cinématographiques, musicales, etc.
      • (ré)appropriation ou adaptations de la langue ou du « parler »
      • la question raciale et le métissage culturel
      • production intellectuelle
      • héritage des années 68 & perspectives d’avenir pour les minorités nationales en Amérique
      • représentations de ces années dans les médias artistiques et journalistiques

Nous sollicitions une grande variété de participants : chercheurs universitaires qui se penchent sur les années 68 ou leur héritage; acteurs de la période; acteurs communautaires ou gouvernementaux actuels dont le travail est lié aux luttes de l’époque.

 

Instructions pour le dépôt des propositions


Les propositions doivent être envoyées à l’adresse echevaucherie@acufc.ca au plus tard le 8 janvier 2018.

Les propositions doivent inclure :

      • le type de proposition, soit : une communication, un atelier ou une table ronde. Les communications seront d’une durée de 15 minutes;
      • les coordonnées de l’auteur.e : nom, prénom, fonction, établissement ou organisation et adresse électronique;
      • une courte biographie de l’auteur.e;
      • un résumé de la proposition – maximum 1 500 caractères (espaces compris).

Le Comité organisateur pourrait obtenir une ou plusieurs subventions et être ainsi en mesure de rembourser les frais de déplacement des étudiant.e.s et des représentant.e.s communautaires. Il est possible également que nous remboursions une partie des frais de déplacement des professeur.e.s. Nous envisageons enfin de publier un ouvrage ou un numéro thématique de revue sur le thème du colloque.

Télécharger l’appel à communications.

Download the call for proposals.

 

Comité organisateur

Président
Michael Poplyansky – La Cité universitaire francophone (Université de Régina)
Membres
Joel Belliveau – Université Laurentienne
Pierre Bherer – Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada
Clint Bruce – Université Sainte-Anne
Éric Chevaucherie – Association des collèges et universités de la francophonie canadienne
Anne-Andrée Denault – CÉGEP de Trois-Rivières
Martin Durand – Patrimoine canadien
Dominique Sarny – Assemblée communautaire fransaskoise
Stéphanie St-Pierre – Université Sainte-Anne

Comité scientifique

Président
Jérôme Mélançon – La Cité universitaire francophone (Université de Régina)
Membres
Joel Belliveau – Université Laurentienne
Janique Dubois  – Université d’Ottawa
Marie-France Kenny – Coopérative des Publications fransaskoises
Tudi Kernalegenn – Université catholique de Louvain
Serge Miville – Université Laurentienne
Martin Normand – Université d’Ottawa
Jimmy Thibeault – Université Sainte-Anne
Denise Truax – Éditions Prise de parole


Le Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne (RRF), avec l’appui du Secrétariat national de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) et de la Cité universitaire francophone (Université de Régina), organise un colloque annuel mettant à l’honneur la recherche sur les communautés francophones nord-américaines.

Jusqu'au 8 janvier 2018

Coordonnées du contact

Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne (RRF), avec l’appui du Secrétariat national de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) et de la Cité universitaire francophone (Université de Régina)
Eric Chevaucherie
echevaucherie@acufc.ca