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Professionnels de la santé et minorités de langue officielle au Canada, 2001 et 2011

La langue est un facteur important de l’accès aux soins de santé pour les minorités linguistiques, particulièrement lors du premier contact avec un professionnel de la santé (Bowen, 2001). Les omnipraticiens, les infirmiers et les pharmaciens fournissent des soins de santé de première ligne, tout comme c’est le cas pour les ambulanciers paramédicaux. Quant aux psychologues et aux travailleurs sociaux, la communication, et la langue par le fait même, s’avère l’un de leurs principaux outils de travail dans le cadre des consultations avec leurs clients.

Depuis 2003, Santé Canada appuie des activités visant l’amélioration de l’accès aux soins de santé en français à l’extérieur du Québec et en anglais au Québec, y compris la formation et le maintien en poste de professionnels de la santé bilingues, par le biais du Programme de contribution pour les langues officielles en santéNote1. En quinze ans, des milliers de professionnels de la santé supplémentaires, dont des omnipraticiens, psychologues, physiothérapeutes, infirmiers, pharmaciens et plusieurs techniciens ont reçu de la formation en français dans des universités hors Québec membres du Consortium national de formation en santé. Au Québec, l’Université McGill a coordonné une initiative d’offre de formation linguistique à plus de douze mille membres du personnel du réseau de la santé et des services sociaux. Elle a également mis sur pied un programme de stages et de bourses aux étudiants bilingues pour favoriser un meilleur accès aux soins de santé en anglais.

En 2009, Statistique Canada publiait pour le compte de Santé Canada un rapport intitulé Professionnels de la santé et minorités de langue officielle au Canada : 2001 et 2006. Ce rapport dressait un premier portrait du bassin de certains groupes de professionnels offrant des services de santé ou étant susceptibles d’en offrir aux communautés anglophones et francophones en situation minoritaire. Le présent rapport constitue en quelque sorte une suite à celui publié en 2009 puisqu’il offre un portrait plus détaillé des tendances en matière de langues officielles dans certaines professions de la santé, et ce, en comparant les années 2001 et 2011.

Le premier objectif de ce rapport est de présenter des statistiques détaillées sur le nombre de professionnels de la santé selon différentes caractéristiques linguistiques. Les nombreux tableaux présentés en annexe offrent au lecteur une information riche et exhaustive. Plus encore, ce rapport vise à estimer dans quelle mesure et de quelle manière a évolué la disponibilité des professionnels de la santé de langue officielle minoritaire au Canada, au cours d’une période de dix ans pendant laquelle le gouvernement fédéral est intervenu pour améliorer l’accès aux soins de santé dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM).

Santé Canada a sollicité l’expertise de Statistique Canada dans le but d’évaluer l’offre de services et la disponibilité des professionnels de la santé qui prodiguent ou qui sont susceptibles d’offrir des soins et services dans la langue officielle minoritaire. La première partie de ce document dresse un portrait du bassin des professionnels de la santé appartenant à la population minoritaire présents en 2011. Ce portrait inclut également une description des professionnels de la santé qui utilisaient la langue de la minorité au travail en 2011 ou qui déclaraient avoir la capacité de soutenir une conversation dans cette langue. Nous examinons par ailleurs l’évolution du nombre de professionnels et de l’offre de services de soins de santé dans la langue de la minorité entre 2001 et 2011. Ce portrait global du bassin des professionnels de la santé qui desservent ou qui sont susceptibles de pouvoir desservir les CLOSM constitue donc la première partie de ce document.

La seconde partie de ce document concerne l’adéquation entre l’offre et la demande de services de santé dans la langue de la minorité. L’offre de services de santé dans la langue minoritaire s’est accrue à peu près partout au Canada.  Est-ce que l’offre de services en santé dans la langue de la minorité a suivi, entre 2001 et 2011, l’évolution démographique de la population minoritaire? L’offre de services s’est-elle accrue davantage dans les régions où la population minoritaire a connu les plus fortes croissances? L’analyse permet de constater que ce n’est généralement pas le cas. En ce sens, l’analyse des données par groupe de professionnels permettra à Santé Canada et aux établissements d’enseignement postsecondaire d’identifier les besoins en matière de ressources humaines en santé et d’établir des politiques et des programmes de formation visant à accroître la main-d’œuvre professionnelle dans les secteurs où ils sont les plus importants.

Les données présentées dans ce document proviennent de trois sources : le formulaire détaillé du recensement de la population de 2001, le formulaire court du recensement de 2011 et l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011. Les analyses sont menées au niveau provincial, et infraprovincial dans le cas de trois provinces où les populations de langue officielle minoritaire sont plus présentes. Les données sur lesquelles repose ce portrait des professionnels de la santé qui desservent les communautés de langue officielle minoritaire ou qui sont susceptibles d’offrir des services de santé dans la langue de la minorité sont présentées par niveau géographique, tant dans la description que dans les tableaux de données détaillées de l’Annexe BNote2.

Les analyses proposées dans ce document portent dans un premier temps sur l’ensemble des professionnels de la santé. Neuf groupes de professionnels sont également abordés spécifiquement. Les premiers groupes de professionnels de la santé sont les mêmes que ceux présentés dans le rapport de 2009, soit les infirmiers autorisés/infirmières autorisées et infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées (appelés « infirmiers » dans le texte), les omnipraticiens/omnipraticiennes et médecins en médecine familiale (appelés « omnipraticiens » dans le texte), les psychologues et les travailleurs sociaux/travailleuses socialesNote3. Nous avons par ailleurs ajouté quatre groupes supplémentaires et modifié la catégorie résiduelleNote4. Ces groupes supplémentaires sont : les pharmaciens/pharmaciennes, les infirmiers auxiliaires/infirmières auxiliaires, le personnel ambulancier et paramédical (appelés « ambulanciers » dans le texte) et les aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires (appelés « préposés aux bénéficiaires » dans le texte).

Source : Statistique Canada

Lien vers la publication

http://www.statcan.gc.ca/pub/89-657-x/89-657-x2017002-fra.htm